Les hypothétiques coffrets d’Alégracia

Question comme ça : si jamais, à la sortie d’Alégracia et le Dernier Assaut, nous vendrions un coffret vide d’Alégracia (où l’on peut ranger commodément ses quatre tome), l’achèteriez-vous? Et dans cet éventuel cas, quel prix seriez-vous prêts à débourser pour cela?

Dans les incertitudes de l’entre-deux

Je me retrouve dans une position désagréable. L’entre-deux de romans : le moment où tu as tout soumis ce que tu avais produit et que tu te demandes : “Bon là est-ce que je commence un autre projet ou bien j’attends d’avoir mes éventuelles réponses pour continuer dans cette direction-là ou bien je jette mes crayons aux poubelles et je me trouve une vraie job… pour ainsi me payer la chaise berçante dont je rêve depuis si longtemps”.

Je pourrais commencer le fameux Nova que les Six Brumes me suggèrent d’écrire. Ça serait une mini-histoire dans l’univers d’Alégracia, pas très longue et très punchée. J’en aurais plusieurs à raconter, mais laquelle choisir?

Hmm…

La couverture d’Alégracia et le Dernier Assaut

Voilà, j’ai fini la version assez-finale-pour-qu’on-voie-pas-la-différence-entre-cette-version-et-la-vraie-qui-se-retrouvera-sur-le-livre (cette expression est dans le dictionnaire, j’ai vérifié).

D’abord, je vais vous la montrer :

Couverture d'Alégracia et le Dernier Assaut

Il m’a fallu un certain temps pour réaliser cette illustration-là, puisque je n’ai eu aucune aide. Habituellement, Jean-Sébastien Lessard s’occupait de faire un crayonnage initial pour me donner les bonnes proportions. Ça demande de la minutie hors-pair (la moindre petite erreur à cette étape se répercute assurément, multiplié par 1000, sur le résultat final) et c’est pourquoi j’avais toujours peur d’entreprendre cette partie.

Pour la première fois à vie, je n’ai même pas sorti mes crayons de mon étui. J’ai tout réalisé à l’ordinateur, même le brouillon. Ma nouvelle tablette graphique me permettait d’être à l’aise avec un canevas vierge, alors, tant mieux! Mon scanneur est vieux et lent; je déteste m’en servir.

On y voit donc Alégracia avec un deuxième personnage qui s’appelle Bachior Arioo. On parle brièvement de ce dernier personnage dans Alégracia et le Serpent d’Argent et on le voit une fraction de seconde dans Alégracia et les Xayiris vol. II (mais je pense qu’on ne le nomme pas). Observez ses boucles de ceinture et feuilletez le livre… vous trouverez rapidement dans quel chapitre il apparait.

Je ne pourrais pas parler de cette illustration sans remercier Adeline Lamarre pour son aide, car elle m’a fourni des croquis où l’on voit des scènes du dernier tome. Je me suis inspiré d’une image en particulier pour créer le costume de Bachior et donner une forme au Serpent d’Argent.

J’ignore combien d’années j’ai essayé d’illustrer ce foutu Serpent…

Une autre étape est donc finie! La sortie du livre se rapproche un peu plus.

De retour du Saguenay

Je n’ai pas vraiment blogué en direct du Saguenay cette année. La raison est simple : ça me prend du temps et je préfère investir mon énergie dans des activités prioritaires comme dormir.

Somme toute, je n’ai pas vendu beaucoup de livres (je me trompe peut-être, un gars des Six Brumes pourrait-il me donner les chiffres officiels?) Il en demeure que j’ai adoré l’expérience, comme toujours. C’est plaisant de revoir ses amis écrivains. On jase de publications, on boit une bière, on mange des ailes de poulet brulées, on met des 25 cents dans une machine douteuse…

J’ai fait pas mal de “social”. De là mon petit recul dans les ventes, j’imagine. Mais je ne regrette pas mes décisions. Le jeudi, alors que j’étais supposé être à mon kiosque pour vendre des Alégracia, je me suis dirigé vers un éditeur pour présenter mon projet Caressez-moi. L’éditeur en question s’est montré très enthousiaste devant les idées que je lui ai présentées. Bref, j’ai reçu une carte d’affaire, j’ai envoyé mon manuscrit à une adresse privée et on devrait me donner une réponse bientôt.

Je vous tiendrai au courant si cette histoire se dévelope.

Sinon, j’ai eu la chance de rencontrer deux amis Facebook à qui je n’avais jamais adressé la parole (ça arrive) : Pierre Labrie et India Desjardins, deux sympathiques visages à qui j’aurais aimé causer plus longtemps. On se reprendra certainement durant les prochains salons!

Je n’ai pas vraiment de photos intéressantes à montrer. Le kiosque était plutôt bordélique. On avait plein de caisses, des spaghettis de fils électriques, des sacoches d’ordinateurs portables et - surtout - bien peu d’espace. J’aurais honte de vous montrer le fouillis.

Là, je suis chez moi et je suis crevé. Demain, je prends congé.

Arrivés au Saguenay

Cela fait déjà quelques heures que je suis arrivé à Jonquière, pour le Salon du livre du Saguenay. Ma voiture a survécu au trajet. C’est certain que je n’ai pas eu à fracasser des records de vitesse, avec la quantité de travaux qui sont en cours sur cette route.

Comme de raison, comme nous sommes arrivés un peu tôt, nous avons constaté que tous les kiosques étaient montés sauf le nôtre (un travailleurs s’est même fait attaquer par trois tablettes blanches qui lui ont tombé sur la tête… ouch!). Nous tuons donc le temps au Môtel Richelieu. Eh oui! C’est le même que l’an passé, avec la machine à sexe et tous les autres agréments.

Déjà?

J’ai reçu mon premier refus pour Caressez-moi.

Habituellement, quand on reçoit une réponse aussi rapidement, c’est très très mauvais signe. On pourrait se demander si le tapuscrit a passé le test de la première page.

Seulement, le contenu de la lettre m’a laissé perplexe. Je ne m’attendais pas du tout à ce commentaire. Je cite :

Tous les membres de notre comité de lecture ont été sensibles à la pertinence de ce texte, mais, en dépit de cet aspect, notre service commercial a évalué que le seuil de rentabilité serait trop difficile à atteindre par rapport à l’espérance de vente.

C’est peut-être un canevas. Mais probablement pas. Dans ce cas éventuel, c’est bon signe : les membres du comité de lecture auraient “tous” aimé le texte.

Voyons ça du bon côté.

Le problème avec les entrevues

Quand tu es auteur de fantasy, passer une entrevue à la radio ou à la télé, c’est plate en maudit.

Plate parce que tu passes 50 % de ton temps à expliquer c’est quoi la fantasy.

Plate parce que ton travail est toujours comparé aux Chevaliers d’Émeraude, Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux.

Plate parce qu’en fin de compte, on n’a pas vraiment parlé de tes livres.

Deuxième personnage

Quand je dessine ce genre de visage, ça me rappelle que j’ai commencé dans le métier en illustrant des mangas.

Deuxième personnage

Coloration avec un seul calque - suite

Après deux heures de travail, oui! La coloration avec un seul calque, c’est vraiment plaisant! Plus facile, résultat plus naturel… Par contre, c’est une technique qui se rapproche beaucoup de la peinture, alors il faut savoir où on s’en va. Si une couleur ne fait pas notre affaire, c’est beaucoup plus difficile de la changer. Même chose pour ajuster les contrastes.

Figure d'Alégracia

Coloration avec un seul calque

Cette fois, je vais colorier la page couverture d’Alégracia et le Dernier Assaut avec un seul calque. C’est un petit défi personnel et en plus, ça économisera le processeur de mon ordinateur.

Coloration avec un seul calque

Je n’aurais peut-être pas adopté cette technique avec ma vieille tablette graphique.