Aujourd’hui : Journée internationale de la relation compliquée
Enfin le 16 mars! Il est temps de changer votre statut sur Facebook. Répandez l’angoisse dans l’Univers!
Pour les détails, visitez la page officielle de l’évènement.
Enfin le 16 mars! Il est temps de changer votre statut sur Facebook. Répandez l’angoisse dans l’Univers!
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J’ai lu hier l’article de Marie-France Bazzo qui traite de la hausse des frais de scolarité à l’université en comparaison au taux alarmant d’analphabètes au Québec :
Dans tout ce bruit autour du dégel ou non, il y a comme un silence assourdissant. 49 % de nos concitoyens sont analphabètes ou ont de trop faibles compétences en lecture pour accomplir les tâches du quotidien au travail et dans la vie courante (selon Statistique Canada, 16 % des adultes québécois âgés de 16 à 65 ans sont analphabètes et 33 % ont de grandes difficultés de lecture).
Dans les commentaires du même article, on dénonce entre autres la qualité de l’enseignement et le nombre trop grand d’élèves dans les classes…
Je ne veux pas faire mon gros « Roger » qui s’écrit : « Moé je’l’sais c’qui faut faire… », mais il me semble que l’analphabétisme se combat directement par la lecture. Le rôle de l’école (primaire, secondaire et cégep) devrait servir de passerelle aux étudiants et les inciter à lire plus. Comment? En cessant de leur faire lire du Victor Hugo.
Je n’ai rien contre Victor Hugo, mais…
… il me semble que si on faisait lire des livres que les jeunes aiment vraiment, ils liraient plus. Donnez-leur Aurélie Laflamme. C’est trippant, du Aurélie Laflamme quand tu es au secondaire (et dans mon cas, quand tu as 28 ans). Donnez-leur des romans d’aventures, de la junk commerciale, comme certains « littéraires » aiment qualifier ces œuvres au vocabulaire souvent simpliste qui, pourtant, mériteraient plus d’attention en milieu scolaire. Peut-être qu’en proposant des livres d’horreur au p’tits gars pour leur prochain travail d’analyse, ceux-là finiraient par lire une vingtaine de ces romans avant l’âge adulte. Mais ils n’auront pas lu du Victor Hugo. Une erreur de parcours?
Banissez le junk des cafétérias, laissez-le entrer dans les bibliothèques. Professeurs, donnez du fast-food littéraire à vos élèves; vous n’aurez plus besoin de leur faire avaler les mots avec un bâton.
Peut-être que dans dix ans, lire le journal sera moins éprouvant.
Il est possible – mais je dis bien « possible » – que je reçoive mes copies de Toi et moi, it’s complicated ce vendredi. Je surveille le facteur (ou dans ce cas-ci, le livreur de Canpar.)
Ma bande-annonce pour Toi et moi, it’s complicated a été mise en ligne hier et, déjà, les réactions se propagent un peu partout sur le Web. Elles sont autant bonnes que mauvaises.
Les bandes-annonce pour les livres est un phénomène assez récent et en pleine expansion. Avec YouTube, Vimeo et autres plates-formes, la pratique devient accessible à tous les auteurs qui espère gagner quelques lecteurs en leur offrant, en plus des mots, des images et du son.
J’aimerais profiter de cet espace pour discuter de cette pratique, justement. Qu’est-ce que vous pensez des bandes-annonce pour les livres? Est-ce un « trip d’auteur » qui est dépourvu d’intérêt pour les lecteurs? Une bonne bande-annonce peut-elle influencer vos choix lors de vos achats? Une mauvaise bande-annonce fera-t-elle l’effet inverse? Croyez-vous que les bandes-annonce peuvent faire lire des gens qui lisent peu (particulièrement le genre de lecteur qui demande, dans les salons : « Quand-est que le film va sortir? ») Et, au contraire, décourage-t-elle les lecteurs assidus en leur imposant des images qu’ils préféreraient se faire eux-mêmes?
Pour animer la discussion, voici plusieurs bandes-annonce que j’ai recensées sur le Web, y compris celles qui concernent mes livres :
Si vous avez vous-même une bande-annonce à montrer, n’hésitez pas à la mettre en commentaire.
J’aimerais remercier Sébastien Croteau pour l’excellent travail de réalisation! Sortie du livre : 16 mars 2010.
Le livre Toi et moi, it’s complicated a été ajouté sur le site officiel de Coups de tête. Du fait, vous pouvez lire les premières pages au format PDF. Bonne lecture!
Vendredi dernier, j’ai participé à la Fabrique du numérique, une sorte de réunion/atelier/congrès (difficile à définir, appelons-le « évènement ») qui réunissait environ 80 acteurs de divers milieux, dont les universités, les éditeurs, les artistes, le gouvernement, etc. Le but de la journée : discuter du numérique pour l’édition littéraire et scientifique et trouver des actions concrètes pour que ça décolle, cette affaire-là.
Bien sûr, j’y allais en tant qu’auteur publié et je voulais défendre mes intérêts. J’avais peut-être la prétention d’y représenter ma race.
Je n’avais pas l’intention de soulever des sujets généraux sur le numérique; plusieurs universitaires étaient là pour ça (et ont bien fait leur travail, d’ailleurs). Ce qui m’intéressait : qu’est-ce qui attend les auteurs qui publient leur livre sur d’abord sur papier et qui finiront par adapter leurs œuvres au format numérique?
Très précis, en effet.
J’espérais surtout sortir de cette journée en ayant fait prendre conscience aux acteurs du milieu qu’on avait besoin de définir des standards pour le contrat d’édition. Ma première grosse déception de la journée, une suggestion citée par Gilles Herman et qui a été applaudie dans toute la salle : « ne nous concentrons pas sur le modèle économique, il se définira lui-même, mais concentrons-nous sur les contenus ».
Euh… n’est-ce pas la responsabilité des auteurs de créer et de réinventer le contenu? Oui, le modèle économique va se définir et tous les acteurs (éditeurs, diffuseurs, librairies, etc.) pourront s’ajuster. Mais nous, les pauvres auteurs qui sommes au bas de la chaîne alimentaire du livre, je le répète et trouvez-moi tannant de revenir là-dessus : nous sommes obligés de signer nos contrats MAINTENANT et ces contrats vont durer 5 ans, 10 ans et parfois même toute la vie. Il faut des standards AUJOURD’HUI. Si le modèle économique change et qu’on a signé des contrats de merde, nous perdons sur toute la ligne.
J’espère que le message va se rendre aux bons endroits. **TOUSSE-TOUSSE-ÉDITEURS-TOUSSE-TOUSSE-UNEQ**
Quelques choses qui m’ont étonné durant la journée, en vrac :
Je vous invite à lire les rapports des autres participants. Clément Laberge en a déjà réuni quelques-uns dans son article.
En bref, l’expérience de la Fabrique a été très positive, même si le ton que j’emploie ici pourrait laisser croire le contraire. Tant de personnalités de différents milieu donne une ébullition intellectuelle que j’ai rarement pu voir dans ma courte existence. Je suis néanmoins hanté par l’idée qu’on donne très peu de considération aux auteurs dans cette chaîne, qui, d’une manière, « démarre » avec les écrivains.
Grâce à mon assiduité exemplaire, Sintara et le Scarabée de Mechaeom est maintenant disponible sur Alégracia Boutique au prix modique de 5 $.
Notez que j’ai arrondi le prix des livres de la série originale (qui sont passés de 14,95 $ à 15 $), non pas pour vous appauvrir de 5 cents par achat, mais pour vous permettre d’abolir les frais d’expédition plus facilement. Rappelez-vous que le « shipping » est gratuit avec les achats de 25 $ et plus.
J’ignore si les livres d’Alégracia resteront en vente bien longtemps; je n’ai reçu que très peu de copies. Ma grosse commande devrait arriver autour du lancement de Toi et moi, it’s complicated, soit le 24 mars. Les livres alors tombés en rupture de stock redeviendront disponibles.
Mes copies de Sintara et le Scarabée de Mechaeom sont finalement arrivées! En ouvrant la boite, j’ai immédiatement remarqué un changement dans le design des Nova : les couvertures sont maintenant glacées au lieu d’être mates. J’étais au courant, je craignais un peu de voir le résultat, mais je vous assure qu’ils sont toujours très beaux même s’ils brillent au soleil.
Les livres seront en vente à partir de jeudi sur Alégracia Boutique et un peu plus tard pour les librairies (on l’espère). Le prix de détail suggéré est de 5$. Rappelons qu’il s’agit-là d’une édition très limitée et qui ne sera sujette à aucune réimpression. Ce sera donc : premiers arrivés, premiers servis.